Bonzac : Un paysage, une histoire...

logo du site
  • Bonzac :

Accueil du site > Tourisme > Histoire

Histoire

BONZAC : un paysage, une histoire.

"Dominant en partie la vallée de l’Isle, la commune de BONZAC offre un ensemble de paysages diversifiés où les changements de décors se font sans brutalité. Aux molles ondulations striées de traits parallèles par l’alignement des ceps succèdent des vallonnements verdoyants."

Sa vocation agricole est caractérisée principalement, par la production de vins d’A.O.C. “ Bordeaux” et "Bordeaux supérieur”, avec vente directe à la propriété. Son histoire est liée à celle de la famille DECAZES dont l’un des membres, duc et pair de France transforma au XIX siècle, la maison familiale en demeure somptueuse.

PONT site

De SAINT-DENIS de PILE, après avoir franchi l’Isle sur l’un des derniers ponts suspendus du Libournais encore en service, on traverse les fameux palus (terres alluviales) où d’importantes colonies d’oiseaux trouvent refuge en diverses périodes de l’année.

Sur la route insubmersible, un large panoramique, à flanc de coteau, laisse deviner la présence de sept châteaux parfois cachés dans leur écrin de verdure : l’Arc (XVIIIème) - Montfavier (XVIIème) - Perrin d’Hoge (XIXème) - La Madeleine (XIXème) - Trincaud (néogothique anglais) - Payraud (XIXème) - La Grave (XVIII/XIXème).

Au sommet de la colline, passage obligé des cyclotouristes et autres amoureux de la nature, la place de la Mairie (un ancien moulin à vent) offre son exceptionnel panorama (table d’orientation en cours) sur la vallée, de LIBOURNE à COUTRAS en passant par ST EMILION et MONTAGNE.

Plus bas, dans le cimetière, on trouve une belle croix du XVIème siècle (Classée Monument Historique) et le tombeau du Duc Elie DECAZES (1780-1860), ministre de Louis XVIII, Président du Conseil et fondateur des forges de DECAZEVILLE (Aveyron).

Bonzac est également la patrie de Clément THOMAS, député girondin à la Constituante de 1848, commandant de la Garde Nationale, fusillé par les insurgés à Montmartre, le 18 mars 1871.

LES ORIGINES DE BONZAC

Au début de l’ère tertiaire, la mer se retire définitivement de notre territoire. Dans les sédiments qu’elle abandonne on trouve, en creusant les fondations du château de LA GRAVE, le squelette du premier habitant mammifère de notre commune : le Paléothérium. Animal de la taille d’un chevreuil, il est souvent considéré comme l’ancêtre du cheval. Cette découverte permet de dater la couche d’argile (environ 10 millions d’années). L’argile à Paléothérium de Bonzac est donc bien connue des géologues. Cette couche imperméable empêche l’eau de s’infiltrer et les sources et “mouillères” sont nombreuses dans notre commune.

Dès l’époque Celtique, les hommes occupent le coteau bien exposé à l’est, puis de grandes propriétés Gallo-romaines sont mises en valeur. La richesse en eau est sans doute à l’origine de BONZAC “BONAE AQUAE” qui signifie “Bonnes Eaux” en latin.

Autrefois exploitée pour la fabrication de tuiles ou briques, dans toute la région, cette argile sert, aujourd’hui dans le secteur d’ABZAC, à la confection de carreaux rustiques. Elle est aussi recherchée par les pêcheurs car elle est un excellent liant pour leurs appâts.

Le sol de notre commune renferme souvent en surface un mélange de sable argileux brun appelé : Molasse du Fronsadais. La vigne y enfonce ses racines ; elle produit un vin d’excellente qualité qui a longtemps bénéficié, à juste titre, de l’appellation FRONSAC.

LES ORIGINES GALLO-ROMAINES

“BONAE AQUAE” est donc une origine possible du nom de BONZAC. Mais, un historien local : Jean-André GARDE, mort en 1975 à ST DENIS DE PILE , retient une autre hypothèse tout à fait intéressante.

Un usage essentiellement Romain était que chaque domaine rural eut son nom propre. BONZAC : “BONICIACUS” aurait été le domaine de BONITIUS, riche et puissant propriétaire romain. N’ayant trouvé aucun vestige d’une villa Gallo-romaine sur notre commune, nous sommes amenés à penser qu’elle se trouvait à proximité.

En 1900, le Docteur VACHER découvre une importante villa dont les restes sont identifiés et dont les enceintes sont dégagées. Elle est située à l’entrée du bourg de ST DENIS DE PILE, au lieu-dit LA MOTHE, entre l’actuelle route de Paris et l’Isle. Très bien placée entre une rivière et une importante voie romaine reliant BURDIGALA (BORDEAUX) à VESUNNA (PERIGUEUX). Cette villa subit durant les premiers siècles de notre ère un essor extraordinaire : le domaine s’étendait sur plusieurs communes actuelles.

En 1899, une drague met à découvert un alignement de pieux formant un chemin sous l’eau devant LA MOTHE, où la rivière est peu profonde. Il s’agit d’un chemin pavé traversant l’Isle comme les Romains savaient en aménager, sorte de passage à gué qui reliait la ville à ses vignobles de BONZAC. Il est facile d’imaginer le grincement des lourds chariots débordant de raisins, la marche hésitante des boeufs dont les sabots glissaient sur les grosses pierres ruisselantes. Le Docteur VACHER pense qu’ AUSONE (AUSONIUS), le plus célèbre poète de la GAULE Romaine a habité la villa BONICIACUS à partir de 384, après l’assassinat de l’empereur GRATIN dont il fut le précepteur :

“Je cultive, dit AUSONE, deux cents arpents en terre labourable, cent arpents en vigne et moitié en prairies.” Le domaine d’ AUSONE s’étendait sur les deux rives de l’Isle. Sur la rive gauche, du côté de la villa, à ST DENIS DE PILE : des prairies, des terres labourables et une grande étendue de bois ; sur la rive droite : des arpents de vigne, sur les hauteurs de SAVIGNAC et BONZAC , au Sillac, à Feyzet, à la Madeleine, à Payraud, à Trincaud, à Perrin d’Hoge, lieux figurant jusqu’au siècle dernier parmi les premiers crus du Fronsadais.

Une voie latine est mise en place au IIIème siècle, sur les hauteurs de la rive droite de l’Isle. Le bruit des légions romaines remontant vers VESUNNA fera place, beaucoup plus tard, au déferlement des troupes de CHARLEMAGNE (769) qui étaient à la poursuite d’HUNOLD. CHARLEMAGNE, après avoir défilé devant CORTERATE (COUTRAS) emprunte la voie latine qui traverse GUÎTRES, BONZAC, SAVIGNAC, GALGON... Il s’arrête à FRONSAC où il fonde une redoutable forteresse qui a porté ce nom. Cette partie de la voie est, encore de nos jours, appelée “le chemin de CHARLEMAGNE".



Site réalisé en SPIP pour l'AMRF